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129 130 magicarpe et leviator: un Shachihoko aux festivités de kodomo no hi


leviator est inspiré par 2 symboles culturels très forts: les festivités de kodomo no hi et le Shachihoko



Le Shachihoko est un yōkai, c'est à dire un monstre issu du folklore japonais. Il est pourvu d'une tête de dragon et d'un corps de carpe. Il possède le pouvoir de provoquer la pluie et passe pour être un animal très puissant. Cette capacité à faire pleuvoir est mise à profit par les architectes japonais, qui n'hésitèrent pas à orner les corniches des toits de nombreux monuments de statues de Shachihoko. Le monstre est ainsi en capacité d'éteindre immédiatement un début d'incendie, qui fut pendant des siècles la principale menace des constructions en bois. Le plus bel exemple se situe au château de Nagoya.

On retrouve deux statues de Shachihoko dans Ōkami au sommet du château de l'ile Oni, sur le plate-forme qui accueille le combat contre Kyubi. Même si elles ne font pas directement pleuvoir, de l'eau s'écoule par leur bouche, et c'est souvent une propriété de ces statues. Elles sont d'ailleurs fréquemment installées dans les bassins qui servent à se purifier les mains avant d'aller prier dans les sanctuaires shintoïstes

Les festivités de kodomo no hi 

 même si cette fête est de nos jours consacrée à tous les enfants, elle reste encore ancrée dans la tradition et dans son histoire et célèbre toujours plus particulièrement les garçons. On suspend encore des feuilles de shōbu et de yomogi aux portes des maisons pour conjurer le mauvais sort. Tous les enfants prennent des shōbu-yu (bains d'iris). Ils ont parfois même le droit de boire du saké aromatisé à l'iris. Ils peuvent aussi déguster des pâtisseries traditionnelles préparées pour l'occasion telles que les kashiwa-mochi (かしわ餅) et les chimaki (ちまき). De nos jours, les enfants ne reçoivent plus d'armures de samouraï mais les familles ayant des garçons exposent une gogatsu ningyō (五月人形, poupée de mai) dans le tokonoma (床の間, sorte d'alcôve) de la maison.


Cette fête est également liée à la carpe koï, qui en est devenu le principal symbole, par le biais d'une légende chinoise. Selon la légende, les carpes du fleuve jaune, après avoir remonté le fleuve, s'envoleraient vers le ciel en se transformant en dragons. Cette légende serait à l'origine des koi-nobori (鯉幟, koi-nobori? lit. « bannière carpe »), des manches à air en forme de carpes koï, qui représentent plus généralement la force et la persévérance du fait qu'elles remontent à contre-courant les rivières et cascades. Ces bannières sont accrochées le long de perches en bambou. La première et la plus large, magoi (真鯉, magoi?), est noire et représente le père ; la deuxième, higoi (緋鯉, higoi?), est rouge et représente la mère, puis l'on ajoute une carpe pour chaque enfant de la famille. Parfois, on suspend aussi des rubans rouges et blancs ou une manche à air multicolore symbolisant les flots des rivières.



Tous ces rites symboliques permettent de souhaiter bonheur et santé aux enfants. Chacun représente la purification, la croissance, la force et le courage, et la persévérance. Des qualités que l'on espère particulièrement pour les garçons puisque cette fête leur était initialement destinée, les filles ayant leur propre fête le 3 mars, pour Hina Matsuri (ひな祭り, la fête des poupées).



19/07/2010
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