LEGENDE POKEMON, LE SITE MYTHOLOGIQUE

LEGENDE POKEMON, LE SITE MYTHOLOGIQUE

147 148 149 Minidraco, draco et Dracolosse: la symbolique du dragon suivit d'un cours de dragonologie



MINIDRACO et DRACO


2 pokémons basés sur les serpents de mer et dont la croissance constante  est semblable à celui de Jörmungand, un serpent dans la mythologie nordique. Leurs natures solitaires et le fait que, pendant longtemps, ils étaient considérés comme un mythe, rappelle le monstre du loch ness.

Les oreilles en forme d'ailes sur la tête  ressemblent aux ailes sur les chaussures du dieu grec Hermès, et le long corps  étiré de ces 2 pokemons peut être une référence pour les serpents sur son sceptre.

 Il est également très probable qu'ils aient été fondés sur l'imugi (également écrit imoogi), qui est un proto-dragon qui ressemble à un serpent et vit dans l'eau ou les grottes. Après une vie d'un millier d'années  un joyau (appelé un Yeouiju) tombe du ciel, et si l'imugi intercepte, il devient un vrais dragon, ce qui explique le bijou que porte Draco



DRACOLOSSE



Dracolosse ressemble plus  a un dragon de la mer Japonnais, fées dragons du soleil levant, plutot qu'a un  dragon européen comme dracaufeu  ;

sa description comme le « gardien de la mer » peut aussi suggérer qu'il a des éléments similaires au  dragon chinois( Le Long.)

 

 

les dragons chinois (le long)
 

Le dragon chinois est caractérisé par un corps serpentin et une féroce gueule barbue. La morphologie de cette créature fut décrite par le penseur Wang Fu, sous la dynastie Han comme une chimère empruntant des traits à pas moins de neuf animaux.

Il possède une tête de chameau, des yeux de démon, des oreilles de bovidé, les bois d'un cervidé, un cou de serpent. De plus ses pattes de tigre se terminent par des serres d'aigle. Son ventre est celui d'un mollusque et le reste de son corps est couvert de 117 écailles de carpe, dont 81 sont mâles (yáng, 陽 ou 阳) et 36 femelles (yin, 陰 ou 阴).

On compare sa voix au son que l'on produirait en tambourinant sur des casseroles de cuivre.

Le dragon chinois peut aisément voler sans ailes, grâce à la crête surplombant son crâne (chi'ih-muh ou Poh-Shan, 破掸).

Mais sa principale source de pouvoir réside dans une grosse perle qu'il cache sous les replis de son menton ou dans sa gorge. Cette perle est souvent synonyme de bonheur, d'abondance, de sagesse ou de connaissance pour celui qui la possède.

Contrairement à son cousin occidental, le dragon chinois ne ressemble pas à un dragon dès sa naissance. Il passera par divers stades de métamorphose qui s'étendent sur 3 000 ans.

L'œuf de dragon n'éclot qu'après 1 000 ans, donnant naissance à un serpent aquatique. Il acquiert, après 500 ans, une tête de carpe (kiao, 饺). La parenté entre dragons et carpes ne s'arrête pas là : selon la tradition, il existe dans le pays plusieurs chutes d'eau et cascades nommées Porte du dragon. Les carpes qui parviennent à remonter se changent en dragons.

Durant la suite de sa métamorphose, le dragon chinois conserve un corps anguiliforme, mais celui-ci se couvre d'écailles et une barbe se développe. Il développe aussi 4 courtes pattes terminée par des serres, ainsi qu'une queue allongée. Le dragon impérial possède cependant 5 doigts à chaque patte. À ce stade, le dragon s'appelle kiao-long (ou kiao-lung, 饺龍), ou simplement long (ou lung, 龍), signifiant « sourd ».

Il n'arrivera en effet à percevoir les sons que 5 siècles plus tard, lorsque ses cornes se développent, lui permettant d'entendre. Cette forme est la plus commune dans les représentations traditionnelles du dragon. Elle se nomme kioh-long (ou kioh-lung, 腳龍).

Le nombre de dragons du panthéon chinois est particulièrement important. Ils peuvent être messagers des dieux, guides des humains, gardiens des richesses de la terre, ou maitres des éléments. Néanmoins certains types se détachent de par leur importance :


 Tian-long (ou t'ien-lung, 天龍, littéralement « le dragon du ciel »), le dragon céleste. C'est le gardien des demeures divines et le protecteur des cieux. Il porte parfois les palais des dieux directement sur dos, les maintenant en l'air. Il symbolise l'élévation vers un état supérieur.


 Shen-long (ou shen-lung, 神龍, littéralement le « dragon spirituel »). Ce dragon ailé aux écailles d'azur fait tomber la pluie en marchant sur les nuages, et fertilise de ce fait la terre. Cependant le vent et la pluie dont il est responsable peuvent aussi être source de catastrophes, raison pour laquelle on les craignait tout autant qu'on les vénérait. C'était aussi le symbole impérial. Seul l'empereur était autorisé à arborer le dragon à cinq griffes, entre autres sur ses vêtements de cérémonie.


 Di-long (ou ti-lung, 地龍), le dragon terrestre. Il est le maitre des sources et des cours d'eau qu'il dirige à son gré. Il séjourne durant l'été dans le ciel et passe l'automne dans la mer.


 Fu-zang long (ou fu-ts'ang-lung, 伏藏龍), le dragon gardien des trésors. C'est le protecteur des fabuleux trésors de pierres et de métaux précieux enfoui au sein de la terre, et interdits aux hommes.
 
Il existe d'autres dragons possédant une certaine renommée comme :


 Huanglong (黃龍), dragon jaune ou cheval-dragon. C'est le messager divin qui émergea de la rivière Luo pour communiquer aux hommes, par l'intermédiaire de Fuxi, les huit trigrammes du système divinatoire connu sous le nom de Yi-king.


 Panlong (蟠龍). Ces dragons sont connus pour vivre dans les lacs de l'Est.


 À la fin de sa vie, Huángdì, enfourcha un dragon pour se diriger vers l'Ouest avant d'être arrêté par l'un de ses ministres.


 C'est grâce à un dragon que Yu le Grand put mettre au point les techniques d'irrigation et drainer les eaux surabondantes. Il monta vers le séjour céleste sur ce même dragon à sa mort.


 Long wang (龍王) ou Roi Dragon.

Dragon impérial

Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, étant souvent à l'origine des dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l'aide décisive d'un dragon ailé.
 
Cette créature fut l'un des symboles utilisés par les empereurs de presque toutes les dynasties chinoises. Cette tradition fut suivie lorsque le dragon se répandit dans les contrées limitrophes. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel ».
 La « Perle du Dragon » désigne d'ailleurs la sagesse de l'empereur, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong aurait dit un jour : « on ne discute pas la perle du dragon », signifiant de la sorte que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu'il n'était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause.
 
Les vêtements de parade des empereurs, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n'était pas rare qu'un chef rebelle qu'on n'avait pu vaincre par la force reçoive une somptueuse robe brodée de dragons orientaux. À certaines époques, les vêtements ornés d'un dragon étaient un privilège impérial; en revêtir un sans autorisation expresse constituait une infraction punie de mort. Pendant la dernière période de la dynastie Qing, le dragon fut adopté comme emblème sur le drapeau national9,10,11.
 
Nombre du dragon    
 
En Chine, le nombre neuf est considéré comme de bon auspice (« neuf » 九 jiǔ ressemblant à « durable » 久 jiǔ) et les dragons chinois y sont souvent associés. Par exemple, un dragon chinois est normalement décrit en termes de neuf attributs et a habituellement 117 écailles soit 81 (9x9) mâles et 36 (9x4) femelles. De même le nombre d'animaux dont sont issues les caractéristiques du dragon sont au nombre de neuf.
 
Cultures    
 
Le Dragon représente aussi le cycle de la végétation. Il est figuré par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, et dont les 6 traits sont six dragons attelés figurant les étapes de sa manifestation.
 La première de ces manifestations est le « dragon invisible », à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
 La deuxième est nommée « dragon des champs », à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
 La troisième se nomme « dragon visible », et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
 La quatrième est le « dragon bondissant » : la plante croît et donne ses fruits.
 La cinquième est dite « dragon volant », à l'image des graines et pollen qui essaiment.
 La sixième enfin est le « dragon planant », c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste12,13,14.
 
Feng Shui    
 
Le Feng Shui repose sur l'idée qu'il est essentiel d'organiser tout espace en fonction de règles précises, obéissant notamment aux quatre points cardinaux. Chacun était associé à une créature.
 
Un exemple est donné dans ce texte du Li ki « Les soldats en marche ont en avant l'Oiseau rouge, en arrière le Guerrier sombre ; à gauche le Dragon vert, à droite le Tigre blanc ». Le nord étant symbolisé par la tortue (le guerrier sombre) et le sud par l'oiseau vermillon, ces soldats doivent avoir le sud devant eux, tandis que le dragon, représentant l'est, doit être à leur gauche.
 C'est l'orientation habituelle de tout autorité, y compris du souverain qui « règne face au sud ».
 
Ces quatre créatures se retrouvent dans la tombe de Takamatsu-zuka. Le mur est couvert d'un soleil dominant le dragon vert alors qu'à l'ouest on peut voir une lune surplombant le tigre. Les murs Nord porte le guerrier noir tandis que le sud est endommagé8,15,16.
 
Autres symboliques du dragon    
 
Le dragon en tant que tel recouvre de nombreux symboles :
 L'immortalité, de par sa longévité exceptionnelle.
 La persévérance et la réussite : à l'époque du frais de l'esturgeon du Fleuve Jaune (ici assimilé à la carpe), la carpe remonte les rapides jusqu'à une chute nommée porte du dragon. Si elle réussit à la franchir, elle se transforme en dragon. Sa volonté à remonter le courant est symbole de persévérance. Elle est souvent utilisée pour représenter le succès de l'examen d'état : on la voit bondir entre les petits poissons représentant les candidats ayant échoué17.
 Feu, force, suprématie : Dans l'art martial du dragon.


 

les dragons du Japon : le Ryū


 
Nombre de sanctuaires et d'autels en l'honneur des dragons peuvent encore être vus dans plusieurs régions de l'extrême orient. Ils sont habituellement situés près des côtes et des berges de rivières, révélant l'étroite association entre dragons orientaux et eau. L'île du temple d'Itsukushima, dans la mer intérieure du Japon est devenue une halte célèbre pour les pèlerins qui y méditent et prient les dragons.
 
Les sculptures de dragons peuvent aussi être utilisées pour décorer l'extérieur des temples bouddhistes et taoïstes de Chine, Corée, Viêt Nam ou Japon. Ils représentent les obstacles humains de la vie qui doivent être traversés avant d'atteindre l'illumination.
 
La danse du dragon doré (Kinryū-no-Mai) se tient chaque printemps au temple de Sensiji, à Asakusa. Le dragon est élevé du sol du Sensoji et parade dans le temple. Les gens jettent de l'argent à travers la grille et touchent le dragon censé porter chance. Le dragon est ensuite porté hors de l'enceinte du temple et effectue une danse devant la foule. Ce festival commémore la découverte en 628 du Kannon en or du temple, qui représente la déesse de la pitié, par deux frères qui pêchaient dans la rivière Sumida. La légende raconte que cette découverte fit voler les dragons dorés dans le ciel. La danse est réalisée en commémoration de cela et pour apporter bonne fortune et prospérité.

 
Dans la mythologie japonaise, la première créature semblable à un dragon fut Yamata-no-Orochi, un énorme serpent mangeur de jeunes femmes, possédant 8 têtes et 8 queues. Il fut vaincu par Susanoo après que le kami l'eut rendu saoul grâce à du sake.
 
Les dragons du folklore japonais plus tardif furent plus inoffensifs, peut être à cause de l'influence de la culture chinoise. Ils apparaissent dans de célèbres contes comme « Monseigneur sac de riz », dans lequel le héros doit tuer un mille-pattes géant qui dévore les enfants du roi dragon du lac Biwa.
 Dans le conte de Urashima Tarō, le personnage principal sauve une tortue qui apparait être la fille de Ryūjin, le roi dragon de l'océan.


 

Le dragon coréen le Yong

possède certains traits caractéristiques comme par exemple la présence d'une longue barbe et l'absence d'ailes. Il est fort semblable en apparence aux dragons des mythologies chinoises et japonaises, découlant tous à l'origine du dragon chinois.
 
Occasionnellement le dragon est dépeint comme portant une orbe du nom de Yeo-ui-ju (여의주) dans l'une ou plusieurs de ses griffes. Ceux capables de manier le Yeo-ui-ju sont bénis et possèdent seuls les capacités d'omnipotence et de création. Ce sont ceux qui possèdent 4 doigts (et donc un pouce pour tenir l'orbe), assez sages et puissants pour utiliser les orbes.
 
Comme pour le dragon chinois, le nombre neuf est lié aux dragons coréens possédant 81 (9x9) écailles sur leur dos.
 
Mythologie
 
D'anciens textes mentionnent parfois des dragons sensibles capables de parole et de comprendre des émotions complexes comme la dévotion, la bienveillance et la gratitude. Une légende coréenne, en particulier, parle du grand roi Munmu qui, sur son lit de mort, souhaita devenir « un dragon de la mer de l'Est » afin de protéger la Corée.
 
Les mythes coréens expliquent que pour devenir un dragon, un serpent doit vivre un millier d'années. À ce moment une perle tombe du ciel que le serpent doit attraper dans sa bouche. S'il réussit il devient un dragon, s'il échoue il doit attendre 1000 autres années.
 
            Symbolique du dragon coréen:
 
Le symbole du dragon fut utilisé intensivement dans la mythologie et l'art coréen. Au niveau politique, le dragon représente, comme dans d'autres empires asiatiques, l'empereur, lui-même associé à la pluie et l'agriculture. Il fut dès lors interdit à ceux utilisant le titre de « roi » (Wang) d'arborer des ornements en forme de dragon. On leur associait traditionnellement le Fenghuang.
 
         Formes dérivées du dragon coréen :


Imoogi
 
Il existe en Coréen une créature présentant des traits de parenté avec le dragon et portant le nom d'Imugi. Selon les uns il s'agit de créatures sans cornes ressemblant aux dragons, mais ne pouvant appartenir à cette espèce à cause d'une malédiction. Pour d'autres ce sont des proto-dragons qui doivent survivre 1000 ans avant de devenir des dragons accomplis. Cette légende serait à rapprocher de l'origine serpentine des dragons. Dans les deux cas ce sont des grandes et bienveillantes créatures à la forme de pythons vivant dans l'eau ou des grottes. Les apercevoir est synonyme de chance.
 
Dans un film coréen récent du nom de D-War, apparaissent deux Imoogi, l'un attrapant une orbe et se transformant en dragon. Cependant l'Imoogi qui y échoue est dépeint comme mauvais et tué par le dragon fraichement transformé.
 
Cocatrice coréenne
 
La cocatrice coréenne porte le nom de gye-ryong (계룡), qui signifie littéralement poulet-dragon. On ne les représente pas souvent comme des dragons mais on les voit parfois comme des bêtes de bât tirant des chariots pour des figures légendes ou les parents de héros. Une telle légende concerne la découverte du royaume de Silla dont la princesse était supposée être née d'un œuf de cocatrice.

 

Dragon du  Vietnam : le Rồng    
 
Au Vietnam, le dragon (rồng ou long) est la figure sacrée la plus importante. Comme les autres dragons asiatiques il fut fortement influencé par le dragon chinois. Selon le mythe de la création en vigueur au Viêt Nam, tous les vietnamiens sont les descendants d'un dragon et d'une nymphe des montagnes.
 
Comme en Chine, le dragon apporte la pluie, essentielle pour l'agriculture. Il représente aussi l'empereur, la puissance de la nation et est le symbole du yang, principe de vie et de croissance.
 
La légende    
 
Le petit fils de la 5e génération de Shennong, Lạc Long Quân, dragon roi de la mer de Đông, épousa une fée, Âu Cơ, fille du roi Đế Lai. Âu Cơ pondit 100 œufs desquels éclorent 100 fils. Le premier né devint le roi du Lạc Việt, la première dynastie du Vietnam, se proclamant lui-même Empereur Hùng Vương Premier (qui fut ensuite suivi par Hùng Vương le second, Hùng Vương le troisième et ainsi de suite à travers 18 règnes). Cette histoire est à l'origine du proverbe vietnamien : « Con Rồng, cháu Tiên » (« Fils du dragon, petits fils de fée »).

Dans la littérature
 
Certains proverbes et sentences mentionnent les dragons :
 « Rồng gặp mây » (Le dragon rencontre les nuages) : se dit d'une condition favorable.
 « Đầu rồng đuôi tôm » (Une tête de dragon, une queue de crevette) : qui commence bien mais termine mal.
 « Rồng bay, phượng múa » (Le vol du dragon, la danse du phœnix) : utilisé pour encenser l'usage que fait quelqu'un de la calligraphie qui écrit fort bien les idéogrammes chinois.
 « Rồng đến nhà tôm » (Le dragon visite la maison de la crevette) : Compliment utilisé par une hôte envers son invité.
 « Ăn như rồng cuốn, nói như rồng leo, làm như mèo mửa » (Manger comme le dragon défile, parler comme le dragon grimpe, travailler comme le chat vomit) : Critique adressée à quelqu'un qui mange trop, parle beaucoup et est fainéant.



01/05/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi